Chenilles processionnaires : un risque majeur pour la santé et la forêt
Les chenilles processionnaires du pin et du chêne : deux espèces nuisibles bien implantées en France
En France, les chenilles processionnaires représentent un problème croissant, notamment dans les zones boisées, les forêts de pins et les espaces publics arborés. Deux espèces principales sont présentes : la chenille processionnaire du pin (Thaumetopea pityocampa) et la *chenille processionnaire du chêne (Thaumetopea processionea). Ces insectes appartiennent à la famille des lépidoptères et passent par plusieurs stades larvaires avant de devenir papillons.
On les retrouve surtout dans les régions du sud, mais les épisodes de réchauffement climatique ont permis leur progression vers le nord, affectant des régions comme Auvergne-Rhône-Alpes. Les chenilles processionnaires pin colonisent les pins sylvestres, pins noirs, pins d’Alep, tandis que les chenilles processionnaires chêne ciblent le chêne pédonculé et le chêne pubescent.

Une progression alarmante dans les forêts françaises
Chaque année, l’observatoire des chenilles processionnaires confirme une expansion des nids et des colonies, avec des pics au printemps. Les stades larvaires se développent pendant l’hiver, période à laquelle les nids deviennent visibles sur les branches. La procession au sol a généralement lieu en fin d’hiver ou début de printemps, lorsque les larves cherchent à s’enfouir dans le sol pour se métamorphoser.
Les processionnaires pin sont observées dès décembre dans certaines régions. Les arbres hôtes, comme les pins et chênes, peuvent être lourdement infestés, menaçant leur vitalité. Le danger ne se limite pas à la défoliation des arbres : la vraie menace vient des poils urticants.
Les dangers des poils urticants : santé humaine et animale en alerte
Les poils urticants des chenilles processionnaires sont libérés dans l’air lorsqu’on perturbe un nid ou lorsqu’elles se déplacent. Ces poils microscopiques, bardés de toxines, provoquent :
- – Des réactions cutanées violentes
- – Des problèmes respiratoires
- – Des conjonctivites
- – Des chocs allergiques
- – Chez les animaux : nécrose de la langue, détresse respiratoire, voire décès
La santé humaine est donc directement menacée. Les personnes les plus exposées sont les promeneurs, enfants, jardiniers, agents municipaux, et les animaux de compagnie.
Chenilles processionnaires : nidification, espèces, stade de développement
Le cycle de vie des chenilles processionnaires commence à l’état d’œuf pondu par la femelle papillon en été. En automne, les larves apparaissent et forment progressivement leurs nids soyeux en haut des arbres, visibles comme de grosses boules blanches accrochées aux branches. À ce stade, l’activité des chenilles est concentrée la nuit.
Au stade larvaire avancé, les chenilles sont en procession, souvent observées en file indienne. Cette procession se produit généralement entre février et avril, selon les conditions climatiques locales.

Comment identifier une infestation de chenilles processionnaires ?
Plusieurs indices permettent de repérer une infestation de processionnaires pin ou chêne :
- – Présence de nids soyeux sur les pins ou chênes
- – Observation de files de chenilles sur le sol (la fameuse procession)
- – Aiguilles de pin partiellement mangées
- – Comportement agité des animaux (chiens notamment)
- – Symptômes allergiques chez les humains à proximité
Une observation rigoureuse est nécessaire pour intervenir au bon moment.
Des espèces réglementées et une gestion encadrée
En France, certaines communes ont pris des arrêtés municipaux pour imposer la lutte contre les chenilles processionnaires. L’État reconnaît le danger sanitaire, notamment dans les lieux publics : crèches, écoles, parcs. Des campagnes de piégeage, de traitement biologique et d’information sont déployées.
Les espèces les plus visées sont Thaumetopea pityocampa (pin) et Thaumetopea processionea (chêne), connues pour leur toxicité. La santé publique étant en jeu, la vigilance est de mise.

Solutions de traitement contre les chenilles processionnaires
1. Pièges à phéromones
Ces dispositifs capturent les mâles papillons, ce qui limite la reproduction. Ils sont placés en hauteur sur les arbres au début de l’été.
2. Écopièges de tronc
Installés autour du tronc des arbres infestés, ces pièges récupèrent les chenilles pendant leur procession vers le sol. Très utilisés dans les zones urbaines et jardins privés.
3. Échenillage
Technique manuelle consistant à décrocher les nids à l’aide de perches. Une intervention professionnelle est recommandée pour éviter tout contact avec les poils.
4. Traitement biologique (Bt)
Le Bacillus thuringiensis kurstaki est une bactérie utilisée pour neutraliser les chenilles. Ce traitement s’applique en automne, au moment des premiers stades larvaires.
5. Brûlage ou destruction thermique
Réservé aux cas graves. À manipuler avec professionnalisme et précautions. Cette méthode vise à détruire les nids de manière radicale.

Les chenilles processionnaires : un danger silencieux
Les chenilles processionnaires sont bien connues pour leur mode de déplacement en file indienne, mais ce qui les rend particulièrement problématiques, c’est leur capacité à proliférer rapidement dans les environnements boisés. Ces larves, recouvertes de poils urticants, représentent une menace sérieuse pour la santé humaine et animale. Chaque année, elles colonisent massivement les pins et les chênes, provoquant des dégâts à grande échelle dans les espaces naturels et urbains.
Pins et chênes : des arbres très exposés
En France, deux espèces d’arbres sont principalement ciblées par les chenilles processionnaires : le pin (notamment le pin sylvestre ou le pin maritime) et le chêne. Ces arbres servent d’habitat idéal pour le développement des chenilles. La femelle papillon adulte pond ses œufs directement sur les aiguilles de ces conifères ou sur les feuilles des feuillus, donnant naissance à des colonies entières de larves.
L’apparition des nids : un signe à ne pas ignorer
Les premiers nids de chenilles sont souvent visibles dès la fin de l’hiver. Ces cocons blanchâtres, installés en hauteur dans les arbres, sont le signe d’une infestation en cours. Il est crucial d’intervenir dès l’apparition des nids, car plus la colonie se développe, plus le risque sanitaire augmente. Les nids peuvent contenir plusieurs centaines de chenilles, toutes potentiellement urticantes.
Des risques bien réels pour la santé
Le principal danger réside dans les poils urticants que libèrent les chenilles lorsqu’elles se sentent menacées. Ces micro-poils, invisibles à l’œil nu, sont très volatiles et peuvent provoquer de fortes réactions chez l’homme : éruptions cutanées, troubles respiratoires, conjonctivites, voire chocs allergiques. La santé des riverains, promeneurs ou jardiniers est directement menacée lors d’une exposition prolongée.
Un risque encore plus grand pour les chiens
Le risque pour les chiens est particulièrement préoccupant. Lors des promenades en forêt ou dans des jardins infestés, les chiens peuvent entrer en contact direct avec les chenilles ou leurs poils urticants. Cela peut entraîner des inflammations sévères de la langue, de la gueule, voire des nécroses. En cas d’exposition, il est vital de consulter un vétérinaire en urgence. Les propriétaires d’animaux doivent rester extrêmement vigilants pendant la saison des chenilles processionnaires.

Comme le souligne un article du journal La Dépêche (publié le 27 janvier 2026), les chenilles processionnaires représentent un danger important pour les animaux domestiques, en particulier les chiens. Les vétérinaires d’urgence alertent sur les risques élevés : un simple contact avec les poils urticants de ces insectes peut provoquer des lésions graves, notamment une nécrose de la langue, des œdèmes ou des troubles respiratoires. Ces symptômes nécessitent une intervention rapide. Le journal rappelle également l’importance d’adopter les bons gestes en cas de contact : ne pas toucher la zone, ne pas frotter, et consulter immédiatement un vétérinaire après un rinçage abondant à l’eau.Dans un autre article paru dans La Montagne, les autorités insistent sur le fait que la lutte contre les chenilles processionnaires devient progressivement une obligation réglementaire, notamment pour les collectivités et les propriétaires fonciers. Le journal précise que le piégeage hivernal — dès le mois de janvier — est une mesure efficace à adopter avant que les chenilles ne redescendent des arbres pour se nymphoser dans le sol. L’objectif est clair : limiter la prolifération de cette espèce invasive et protéger la santé publique.
Du papillon au danger
Il ne faut pas oublier que la chenille processionnaire est la larve d’un papillon nocturne : le Thaumetopoea pityocampa pour le pin, et le Thaumetopoea processionea pour le chêne. Ces papillons, bien que discrets, sont les responsables de la ponte qui mène à l’invasion larvaire. Une seule femelle papillon peut pondre jusqu’à 300 œufs, ce qui souligne la nécessité d’un traitement préventif efficace.
Des actions ciblées pour chaque type d’arbre
Les traitements varient selon que l’arbre hôte est un pin ou un chêne. Sur les pins, l’installation de pièges à phéromones ou l’utilisation de colliers écopièges est souvent recommandée. Sur les chênes, on privilégie des actions mécaniques ou biologiques adaptées aux feuillus. Dans tous les cas, l’intervention d’un professionnel comme Rhône-Alpes Désinfection garantit un diagnostic précis et une stratégie adaptée à chaque situation.
Pourquoi faire appel à Rhône Alpes Désinfection ?
Spécialisée dans la gestion des nuisibles en région Rhône-Alpes, notre équipe intervient efficacement pour lutter contre les chenilles processionnaires pin et chêne. Nous opérons dans toute la région (Lyon, Grenoble, Valence, Annecy…) avec :
- – Des traitements écologiques
- – Des solutions préventives et curatives
- – Une intervention rapide et sécurisée
- – Une parfaite connaissance des zones à risque
Grâce à une veille environnementale et à l’utilisation de méthodes validées, nous proposons des actions durables, efficaces et réglementaires.
Prévention : les bons gestes pour éviter les contacts
- – Évitez les balades en forêt pendant la période de procession
- – Ne touchez jamais une chenille ou un nid
- – Ne secouez pas les branches infestées
- – Tenez vos animaux en laisse
- – Équipez vos arbres de pièges dès l’automne
Nos réponses à vos questions
Les chenilles processionnaires piquent-elles ?
Elles ne piquent pas comme un insecte classique mais projettent des poils urticants très dangereux.
Les nids doivent-ils être détruits ?
Oui. Les nids de chenilles processionnaires doivent être retirés ou traités par des professionnels.
Les chenilles processionnaires sont-elles toutes dangereuses ?
Oui, qu’il s’agisse de la chenille du pin ou du chêne, les deux sont nocives pour la santé.
Le traitement est-il naturel ?
Oui, nous utilisons en priorité des solutions biologiques et mécaniques.
Faut-il traiter les arbres chaque année ?
Oui, pour casser le cycle biologique, une intervention annuelle est souvent nécessaire.



